Formation Handicap

CAHIER
DE L’HANDI-ACCUEILLANCE

Objectifs pédagogiques

  • Comprendre les différentes formes de handicap (visible et invisible) et leurs impacts sur la vie quotidienne et professionnelle
 
  • Connaître les enjeux de l’inclusion des personnes en situation de handicap dans le milieu professionnel
 
  • Savoir adopter une attitude handi-accueillante, respectueuse et non discriminante face aux situations de handicap clients et collaborateurs
 
  • Identifier les bonnes pratiques pour interagir de manière appropriée avec des collègues ou clients en situation de handicap
 
  • Réfléchir sur les actions concrètes à mettre en œuvre pour favoriser l’inclusion et l’accessibilité dans son environnement de travail
 
  • Connaître les ressources et les dispositifs disponibles pour soutenir les personnes en situation de handicap

1. Comprendre les différents types de handicap

1.1. Définition et classification

La loi pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées du 11 février 2005 définit le handicap de la façon suivante :

« Constitue un Handicap, toute limitation d’activité ou restriction de participation à la vie en société subie dans son environnement par une personne en raison d’une altération substantielle, durable ou définitive d’une ou plusieurs fonctions physiques, sensorielles, mentales, cognitives ou psychiques, d’un polyhandicap ou d’un trouble de santé invalidant. »

Source – article L114 – code de l’action sociale et des familles

Le handicap est une notion souvent mal comprise qui recouvre une diversité de situations, et dont les conséquences sur l’emploi peuvent être très variables.

80% des handicaps sont invisibles.

Il existe 6 familles de handicap : 

  • Handicap moteur
  • Handicap auditif
  • Handicap visuel
  • Handicap mental
  • Handicap psychique
  • Maladies invalidantes
moteur
Le handicap moteur

Il s’agit de l’ensemble des troubles pouvant entraîner une atteinte partielle ou totale de la motricité, notamment des membres supérieurs et/ou inférieurs (difficultés pour se déplacer, conserver ou changer une position, prendre et manipuler, effectuer certains gestes).
Certaines déficiences motrices d’origine cérébrale peuvent également provoquer des difficultés pour s’exprimer, sans altération des capacités intellectuelles.
En France, plus de 8 millions de personnes sont touchées par une déficience motrice, de la plus légère (rhumatisme, arthrose) à la plus lourde (hémiplégie, paraplégie, tétraplégie). Environ 600 000 personnes sont para-tétra, ou hémiplégiques.

Exemples de pathologies : Lombalgie, TMS (Troubles musculo-squelettiques), rhumatisme, malformation, paralysie, AVC (Accident vasculaire cérébral), amputation, …

Le saviez-vous ?
Moins de 5% des personnes touchées par une déficience motrice se déplacent en fauteuil roulant.

visuel
Le handicap visuel

Le handicap visuel concerne les personnes aveugles, mais aussi, dans la majorité des cas, les personnes malvoyantes. Dans certains métiers, une personne daltonienne peut être reconnue comme en situation de handicap au travail.

Exemples de pathologies : Cécité, malvoyance, rétinopathie diabétique ou pigmentaire, glaucome, DMLA (Dégénérescence Maculaire Liée à l’Âge), cataracte, daltonisme…

Le saviez-vous ?
En France, parmi le 1,5 million de personnes déficientes visuelles, 14% sont aveugles et une minorité (70 000 personnes) utilise le braille.

auditif
Le handicap auditif

Les handicaps auditifs vont de la malentendance à la surdité, la perte auditive totale étant plutôt rare. Comme pour le handicap visuel, la plupart des déficients auditifs possèdent des « restes auditifs » pour lesquels les prothèses auditives apportent une réelle amplification. Selon les cas, ce handicap s’accompagne ou non, d’une difficulté à oraliser. Un certain nombre de personnes sourdes utilisent la langue des signes et d’autres, la lecture sur les lèvres (lecture labiale) pour communiquer.

Exemples de pathologie : Surdité légère à profonde, acouphènes.

Le saviez-vous ?
Le plus souvent, les personnes sourdes ne sont pas muettes, même si dans certains cas le handicap peut s’accompagner d’une difficulté à oraliser.
Sur 6 millions de personnes sourdes et malentendantes, seulement 100 000 utilisent le langage gestuel.

mental
Le handicap mental

La déficience mentale est une réduction des facultés intellectuelles qui prend des formes très variables. Elle se caractérise par une difficulté à comprendre, un faible contrôle de l’affectivité, un développement psychologique plus ou moins perturbé associé à des difficultés d’ordre spatio-temporel. Selon le degré de handicap, léger ou plus lourd, la personne présentera un degré d’autonomie plus ou moins important et aura besoin d’une attention plus ou moins prévenante.

Exemple de pathologie : Trisomie 21, syndrome de l’X fragile, polyhandicap…

Le saviez-vous ?

Le handicap cognitif est inclus dans le handicap mental. Il est est la conséquence d’une déficience des grandes fonctions cérébrales supérieures que sont l’attention, la mémoire, les fonctions exécutives et perceptives, le raisonnement, le jugement, le langage.
Les altérations cognitives se manifestent par différentes difficultés qui peuvent porter sur des fonctions cognitives très précises comme le langage (écrit, oral), la mémorisation, la motricité fine (en cas d’apraxie) comme sur des fonctions plus larges telles que les interactions sociales ou l’attention (dans certains cas d’autisme).
Les limitations d’activité portent principalement sur le domaine des apprentissages, des recherches d’informations, de l’application des connaissances et de la communication.

Exemples de pathologie : Troubles du déficit de l’attention/hyperactivité (TDAH), troubles spécifiques du langage et de l’apprentissage (troubles DYS : dyslexie, dysorthographie, dyscalculie, dyspraxie), Troubles du spectre de l’autisme (TSA), traumatismes crâniens….

psychique
Le handicap psychique

Le handicap psychique est la conséquence d’une maladie psychique. Il peut être durable ou épisodique et peut apparaître à tout âge.
Il existe différentes classifications des troubles psychiques. On distingue classiquement trois grandes entités : névroses, psychoses et autres troubles.

Exemples de pathologie : Névrose, dépression sévère, TOC (Troubles obsessionnels compulsifs), troubles bipolaires, schizophrénie, phobies, troubles anxieux généralisés, addictions,…

Le saviez-vous ?
À la différence du handicap mental, le handicap psychique n’affecte pas la capacité intellectuelle de la personne.

invalidantes
Les maladies invalidantes

Toutes les maladies respiratoires, digestives, parasitaires, infectieuses (diabète, hémophilie, sida, cancer, hyperthyroïdie, etc.) peuvent entraîner une restriction d’activité (motrice, quantité de travail à accomplir, durée de l’intensité pour le réaliser) ou des contraintes plus ou moins importantes.
Elles peuvent être momentanées, permanentes ou évolutives.

Exemples de pathologie : Hypertension artérielle, insuffisance cardiaque, diabète, eczéma, cancer, épilepsie, VIH, asthme sévère, insuffisance rénale chronique, maladie de Crohn, polyarthrite rhumatoïde,, allergies sévères, hépatites, fibromyalgie, arthrite, sclérose en plaques, drépanocytose, mucoviscidose, maladie d’Alzheimer, maladie de Parkinson, …

Le saviez-vous ?
On estime à 433 136 le nombre de nouveaux cas de cancers en 2023 en France (Source : Institut national du cancer)

A noter :

  • La loi n°2005-102 du 11 février 2005 reconnait, pour la première fois, la notion de handicaps psychique, cognitif et de troubles de santé invalidant ;
  • Le plurihandicap est l’association d’atteintes motrices et/ou sensorielles de même degré, ce qui ne permet pas de déceler l’une plutôt que l’autre comme déficience principale.
  • Le polyhandicap est un handicap grave à expressions multiples, dans lequel une déficience mentale sévère et une déficience motrice sont associées à la même cause, entraînant une restriction extrême de l’autonomie.

 

Source: https://handicap.agriculture.gouv.fr/les-grandes-familles-ou-typologies-de-handicap-a231.html

1.2. La RQTH : Reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé

La reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé (RQTH) est accordée, aux personnes handicapées, par la Maison Départementale des Personnes Handicapées (MDPH), après évaluation de la demande et une éventuelle attribution par la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH).

Cette reconnaissance permet d’accéder à divers dispositifs d’accompagnement, favorisant l’insertion professionnelle et le maintien dans l’emploi.

Les principaux bénéfices de la RQTH incluent :
  1. Accès à des dispositifs d’aide à l’emploi : Les employeurs peuvent bénéficier d’aides pour l’embauche ou le maintien en poste de travailleurs handicapés, comme des subventions pour aménager le poste de travail ou des aides financières.
  2. Protection contre les discriminations : La RQTH renforce la protection contre les discriminations liées au handicap, notamment lors des processus de recrutement et dans la gestion de carrière.
  3. Adaptations du poste de travail : La RQTH permet d’obtenir des aménagements spécifiques pour rendre le poste de travail compatible avec les capacités du salarié (horaires adaptés, équipements spécialisés, etc.).
  4. Accès à la formation : Les travailleurs en situation de handicap peuvent bénéficier de dispositifs de formation spécifiques pour faciliter leur montée en compétences ou leur reconversion professionnelle.
  5. Accès prioritaire à certains emplois : Dans certains cas, la RQTH donne accès à des postes spécifiques dans la fonction publique ou dans les entreprises sous obligation d’emploi de travailleurs handicapés.
Comment obtenir la RQTH ?
  • Démarche : Il faut déposer un dossier auprès de la Maison Départementale des Personnes Handicapées (MDPH) de son lieu de résidence. Ce dossier doit contenir des éléments médicaux, administratifs, ainsi que des documents prouvant l’impact du handicap sur la capacité de travail.
  • Durée : La RQTH est attribuée pour une durée limitée, généralement entre 1 et 10 ans, et doit être renouvelée au besoin.

La reconnaissance RQTH est une étape importante pour les personnes en situation de handicap qui souhaitent sécuriser ou améliorer leur parcours professionnel. C’est également un outil pour sensibiliser les employeurs aux besoins spécifiques de leurs collaborateurs.

Si vous souhaitez des informations plus spécifiques ou des détails sur les aides pour les entreprises, il existe un site dédié MonParcoursHandicap. Cette plateforme en ligne a été créée par l’État français pour accompagner les personnes en situation de handicap tout au long de leur parcours professionnel et personnel. Le site, conçu en partenariat avec divers acteurs publics, notamment l’AGEFIPH (Association de gestion du fonds pour l’insertion des personnes handicapées) et la Caisse des Dépôts, propose des informations, des ressources et des services pour répondre aux besoins spécifiques des personnes handicapées.

Pour en savoir plus sur la RQTH, consultez l’article « la reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé (RQTH) ». 

Pour en savoir plus sur la CDAPH, consultez le glossaire « CDAPH »

Source – site Internet Service-public.fr

Le graphique met en lumière une réalité importante : les handicaps moteurs (45 %), qui sont souvent visibles, sont plus fréquemment reconnus administrativement. Cela s’explique en partie par le fait qu’un handicap visible est plus facilement identifié, tant par la personne concernée que par son entourage.

En conséquence, les démarches pour obtenir une Reconnaissance de la Qualité de Travailleur Handicapé (RQTH) sont souvent plus naturelles. À l’inverse, pour les handicaps invisibles, tels que les handicaps psychiques (13 %) ou mentaux (7 %), l’identification et l’acceptation du handicap sont plus complexes, ce qui peut retarder ou empêcher la démarche RQTH.

1.3. Atelier de Réalité Virtuelle : 3 fiches pathologies (rétinopathie diabétique, sclérose en plaques et trouble du spectre autistique)

Rétinopathie diabétique : FF_ACT_FLYER_RD_A5RV_45EX.pdf

Sclérose en plaques : FF_ACT_FLYER_SEP_A5RV_45EX.pdf

Trouble du spectre autistique : FF_ACT_FLYER_TSA_A5RV_45EX.pdf

1.4. Vidéos de sensibilisation

Vidéo de sensibilisation du Régime général de Sécurité sociale : découvrir les différentes typologies de handicap : 

Dans un monde où l’inclusion est plus que jamais au cœur des préoccupations, cette vidéo vous propose une exploration claire et pédagogique des différentes typologies de handicap. Qu’il s’agisse de handicaps visibles ou invisibles, chaque catégorie est expliquée pour mieux comprendre les spécificités et les besoins de chaque situation. Une ressource essentielle pour toute personne souhaitant approfondir ses connaissances sur le handicap et contribuer à une meilleure inclusion dans tous les domaines de la société.

Vidéo de sensibilisation sur l’intégration réussie d’une personne en situation de handicap : 

À travers cette vidéo de sensibilisation, plongez dans l’histoire d’un travailleur en situation de handicap qui défie les préjugés et stéréotypes au sein de l’entreprise. Comment les perceptions peuvent-elles être un frein à l’inclusion ? Découvrez des pistes pour dépasser ces idées reçues et construire un environnement de travail où la diversité est une véritable richesse. Une vidéo inspirante qui rappelle que chaque talent mérite sa place, au-delà des apparences.

2. Adopter les bonnes pratiques

2.1. Biais cognitifs

Les biais cognitifs sont des raccourcis mentaux automatiques qui nous aident à traiter rapidement des informations, mais qui peuvent nous conduire à des jugements erronés ou irrationnels. Ils se manifestent par des tendances à privilégier des croyances préexistantes, à surestimer certaines informations ou à juger de manière simplifiée des situations complexes.

Quelques exemples de biais cognitifs courant : 

Biais de stéréotype : C’est la tendance à attribuer à une personne en situation de handicap des traits ou des capacités basés sur des stéréotypes, comme supposer que quelqu’un avec un handicap physique est aussi limité mentalement.

Biais de confirmation : Les individus cherchent des informations qui confirment leurs croyances préconçues sur le handicap, par exemple en pensant que toutes les personnes handicapées sont dépendantes ou ont besoin d’assistance.

Biais de pitié : Tendance à percevoir les personnes en situation de handicap comme des victimes ou des personnes à plaindre, réduisant ainsi leur autonomie et leurs compétences perçues.

Biais d’invisibilité : Certains handicaps, notamment invisibles comme les troubles mentaux ou neurologiques, sont minimisés ou ignorés, car ils ne correspondent pas aux idées reçues du handicap visible.

Biais d’attribution : Les succès des personnes handicapées sont souvent attribués à leur handicap (« malgré son handicap, elle a réussi »), alors que leurs échecs sont plus facilement liés à celui-ci.

Effet de halo négatif : Un handicap physique ou mental visible peut entraîner des jugements négatifs sur d’autres aspects de la personne, comme ses compétences professionnelles ou son intelligence.

Pour éviter ces biais, c’est, avant toute chose, une question de bon sens et l’attention que l’on porte à autrui. Pour de nombreux aspects, et de types de handicap, il suffit de se mettre, fut-ce un court instant, à la place de l’autre, d’adopter sa logique, son point de vue afin d’identifier les écueils usuels, inhérents et récurrents à sa condition, pour les dépasser. 

La politesse, la bienveillance, l’écoute, les attentions sont autant de facilitateurs pour rendre le quotidien des personnes handicapées plus confortable. Le savoir-être est aussi important que le savoir-faire. Adoptez donc la même attitude que pour n’importe quelle personne.

2.2. Comportements à adopter

POUR LES PERSONNES EN SITUATION DE HANDICAP MOTEUR

Elles ont besoin qu’on leur assure plus de facilité et de sécurité dans leurs déplacements.

  • Dans la mesure du possible, et selon la configuration de chaque espace, se placer à hauteur des personnes en position « assise » ou de petite taille pour converser avec elles. 
  • Lorsqu’il y a un petit obstacle type ressaut de quelques centimètres, demander à la personne en fauteuil roulant si elle a besoin d’aide et ne pas se sentir offusqué si elle décline cette aide. 
  • Lorsqu’il y a un obstacle insurmontable type volée de marches, se déplacer vers la personne en fauteuil roulant pour la renseigner sur un cheminement alternatif. 
  • Pour les personnes mal marchantes dont la station debout est pénible, proposer une assise (s’assurer de la présence de mobilier d’attente). 
  • Tous les mots liés au déplacement sont utilisables comme marcher ou courir. 
  • Ne pas s’appuyer sur un fauteuil roulant : c’est intrusif (prolongement du corps) et dangereux.
POUR LES PERSONNES EN SITUATION DE HANDICAP VISUEL

La communication visuelle n’étant plus possible, il faut leur parler.

  • Ne sachant pas qui s’adresse à elle, se présenter à la personne non-voyante. 
  • Si une personne non-voyante semble en difficulté, lui proposer de l’aide et ne pas se sentir offusqué si elle refuse cette aide (c’est parce qu’elle est autonome). 
  • Si la personne non-voyante est accompagnée d’un chien guide, ne pas déranger l’animal qui travaille (ne pas le siffler, et le caresser uniquement si le propriétaire a donné son accord).
  • Dans le cas d’une aide pour le déplacement, se positionner du côté opposé de la canne de guidage ou du chien guide, tendre son bras, et marcher devant. Annoncer les changements de direction (virage à gauche, virage à droite), l’approche d’un escalier (marche descendante, marche ascendante, dernière marche), la présence d’obstacles à éviter (appliques au mur, saletés sur le sol). Ne pas dire « c’est par ici, c’est là-bas » qui ne signifient rien pour une personne non-voyante. 
  • Tous les mots liés à la vision sont utilisables comme voir ou regarder. Ne pas hésiter à décrire les lieux. 
  • Ne pas dire « tenez » en tendant un objet mais indiquer où il sera posé : « je pose le dépliant devant vous, sur le bord de la banque d’accueil ». 
  • Prévenir la personne lorsqu’on la quitte.
POUR LES PERSONNES EN SITUATION DE HANDICAP AUDITIF

Le handicap auditif n’étant pas apparent, vous identifierez une personne sourde ou malentendante si elle pointe son oreille du doigt et secoue la tête, si elle bouge les lèvres sans produire de son ou parle d’une voix modulée, si elle communique avec des signes, si elle vous présente un carnet et un crayon. Les personnes sourdes ou malentendantes peuvent souvent lire sur les lèvres (lecture labiale).

  • S’assurer que la personne vous regarde avant de parler (en cas de lecture labiale). 
  • Choisir l’espace le plus calme et le mieux éclairé.
  • Parler clairement, à un rythme modéré et en articulant (sans exagérer l’articulation).
  • Faire des phrases courtes, avec des mots simples.
  • Ne pas hésiter à accompagner ses paroles de gestes simples et d’expressions du visage.
  • S’assurer que la personne a bien compris.
  • Si la communication est difficile, garder un carnet et un stylo à proximité pour engager un échange écrit (ou utiliser la fonction « note » de son smartphone).
  • Ce qu’il faut éviter de faire : mettre la main devant la bouche, mâcher du chewing-gum, crier, parler en tournant le dos, s’énerver si on vous demande de répéter. 

  • Si l’accueil de l’établissement est sonorisé (avec micro) et équipé d’un système d’amplification des sons (boucle à induction magnétique), penser à mettre l’autocollant avec le pictogramme de l’oreille, et à vérifier le bon fonctionnement de l’équipement.

POUR LES PERSONNES EN SITUATION DE HANDICAP MENTAL

Bien que les troubles mentaux (et psychiques) ne soient pas systématiquement visibles physiquement, certains comportements doivent attirer l’attention comme une réaction inadaptée au contexte, un stress important, un repérage difficile, un usage de matériel mal aisé, etc.

  • Sourire car l’expression avenante du visage mettra l’interlocuteur en confiance.
  • Rester à l’écoute, laisser la personne s’exprimer jusqu’au bout. 
  • Faire des phrases simples en évitant les détails, mais être précis.
  • Ne pas manifester de signes d’impatience.
  • Éviter de poser plusieurs fois la même question.

Source : https://orne.ffvelo.fr/wp-content/uploads/sites/19/2024/02/TERRE-DES-JEUX-BIEN-ACCUEILLIR-UN-PSH.pdf

2.2. Vidéo de sensibilisation

Vidéo de sensibilisation du Régime général de Sécurité sociale : découvrir les différentes typologies de handicap : 

Dans un monde où l’inclusion est plus que jamais au cœur des préoccupations, cette vidéo vous propose une exploration claire et pédagogique des différentes typologies de handicap. Qu’il s’agisse de handicaps visibles ou invisibles, chaque catégorie est expliquée pour mieux comprendre les spécificités et les besoins de chaque situation. Une ressource essentielle pour toute personne souhaitant approfondir ses connaissances sur le handicap et contribuer à une meilleure inclusion dans tous les domaines de la société.

3. Connaître les moyens de compensation en fonction du handicap

3.1. Prendre soin de son audition

Pour préserver et prendre soin de son audition, il est essentiel d’adopter des habitudes et des mesures de protection au quotidien. Voici des préconisations pour préserver votre santé auditive :

Réduire l’exposition aux bruits forts

  • Limiter l’utilisation d’écouteurs ou de casques : Ne pas écouter de musique ou d’autres sons à un volume trop élevé pendant de longues périodes. L’intensité sonore recommandée ne doit pas dépasser 60% du volume maximum de l’appareil.
  • Respecter les pauses : Faites des pauses d’au moins 5 à 10 minutes toutes les heures lorsque vous écoutez des sons via des écouteurs ou des casques.
  • Limiter les environnements bruyants : Évitez les lieux très bruyants, comme les concerts ou les boîtes de nuit, ou portez des protections auditives si vous ne pouvez pas les éviter.

 

Utiliser des protections auditives

  • Bouchons d’oreilles : Utilisez des bouchons d’oreilles pour protéger vos oreilles des bruits intenses, notamment lors de concerts, d’événements sportifs, ou dans un environnement de travail bruyant (chantier, usine, etc.).
  • Casques anti-bruit : Dans des environnements de travail très bruyants, un casque anti-bruit est une excellente option pour atténuer les sons sans gêner la communication nécessaire.

 

Gérer les infections et les maladies

  • Éviter les infections : Les otites répétées peuvent nuire à l’audition. Consultez un médecin dès l’apparition de douleurs ou d’une infection dans l’oreille pour éviter les complications.
  • Vaccination : Certaines infections (comme la rougeole, la méningite ou les oreillons) peuvent endommager l’audition. Assurez-vous d’être à jour dans vos vaccins.

 

Nettoyage des oreilles

  • Nettoyer sans excès : Le cérumen protège naturellement l’oreille. Nettoyez uniquement l’extérieur de l’oreille avec une serviette. Évitez les cotons-tiges, qui peuvent pousser le cérumen vers le tympan ou endommager le conduit auditif.
  • Consulter un professionnel : En cas de bouchon de cérumen, consultez un ORL pour un nettoyage adapté.

 

Adapter son environnement sonore

  • Limiter les nuisances : Aménagez votre environnement pour réduire les bruits constants et de fond. Cela peut inclure l’installation de tapis ou de rideaux pour atténuer les sons.
  • Adapter le volume des appareils : Réglez les appareils domestiques comme la télévision ou la radio à un volume confortable sans forcer votre audition.

 

Faire des bilans auditifs réguliers

  • Contrôles fréquents : Faites évaluer votre audition régulièrement, notamment si vous êtes exposé à des niveaux sonores élevés. Un bilan auditif annuel avec un audioprothésiste ou un ORL est recommandé.
  • Prendre des précautions avec l’âge : La presbyacousie (perte auditive liée à l’âge) est courante. Détecter une baisse d’audition permet d’intervenir plus tôt et d’éviter des complications.

 

Sensibiliser son entourage

  • Informer vos proches : Si vous ressentez une gêne ou une baisse de l’audition, informez votre entourage. Parfois, des comportements simples comme parler moins fort dans votre environnement ou réduire le bruit ambiant peuvent faire une grande différence.

Ces pratiques contribuent à préserver la santé auditive tout au long de la vie. En cas de doute ou de gêne, n’hésitez pas à consulter un spécialiste pour un diagnostic personnalisé.

3.2. Initiation à la LSF

La langue des signes française (LSF) est une langue française à part entière reconnue par la loi.

Utilisée pour communiquer avec les personnes sourdes, elle associe un signe à un mot.

Les langues des signes ne sont pas universelles et il existe différentes langues des signes comme il existe différentes langues orales.

Dans la vidéo qui suit, vous découvrirez onze mots de base de la LSF. Ces mots vous permettront un premier niveau de communication avec des personnes pratiquants cette langue. Comme indiqué dans le chapitre précédent, l’essentiel étant de vous rendre accessible, de faire preuve de politesse, de bienveillance, d’écoute, de vous mettre à la place de l’autre, d’adopter sa logique, son point de vue afin d’identifier les écueils usuels, inhérents et récurrents à sa condition, pour les dépasser. 

4. Connaître les dispositifs de la Mission Handicap

4.1. La Mission Handicap

Conscient de notre responsabilité, en tant qu’acteur social, à favoriser et promouvoir un modèle de société inclusif et respectueux de la diversité, notre entreprise, Action France, s’engage pleinement à accélérer et développer ses actions en faveur de l’emploi des personnes en situation de handicap.

Depuis 2017, nous avons mis en place, avec nos partenaires sociaux et le soutien de l’Agefiph, une politique en faveur de l’emploi des personnes en situation de handicap, Ce partenariat s’est concrétisé par une convention signée en mai 2019 et qui se poursuit aujourd’hui avec la signature, avec nos partenaires sociaux, et l’agrément d’un Accord Handicap, sur la période 2024-2026. 

Par cet accord, nous souhaitons agir pour lever les obstacles qui pourraient entraver l’accès à l’emploi, l’intégration, la formation et le maintien dans l’emploi des personnes en situation de handicap. Nous affirmons, collectivement, notre volonté de devenir un modèle d’employeur inclusif et responsable, et de contribuer à la construction d’une société plus juste et ouverte à la diversité de tous ses citoyens.

Nous nous sommes fixés pour objectif de faire progresser notre taux demploi des personnes en situation de handicap et ainsi passer de 2,22 % à fin 2023 à 3,5 % à fin 2026.

4.2. La ligne d’accompagnement Handicap

Conclusion

Ce parcours de formation sur l’Handi-Accueillance nous a permis, collectivement, de mieux appréhender les enjeux de l’inclusion des personnes en situation de handicap au sein de nos magasins Action. À travers la compréhension des différents types de handicap, l’exploration des biais cognitifs et des comportements à adopter, ainsi que la découverte des moyens de compensation adaptés, nous avons renforcé notre capacité à accueillir et soutenir nos collègues et nos clients dans des conditions optimales.

Les outils, tels que la Réalité Virtuelle, les vidéos de sensibilisation, et les ateliers pratiques, ont été conçus pour apporter une dimension immersive et pragmatique à cette formation. Ils nous invitent à adopter un regard plus éclairé et empathique sur le handicap, tout en fournissant des solutions concrètes pour favoriser l’intégration.

La Mission Handicap et les dispositifs d’accompagnement, que nous avons étudiés en détail, nous rappellent que l’inclusion n’est pas seulement un enjeu légal, mais avant tout un engagement humain et collectif. Ensemble, en appliquant les bonnes pratiques et en valorisant les compétences de chacun, nous contribuons à bâtir un environnement de travail inclusif, respectueux et ouvert à la diversité.

En conclusion, cette formation n’est qu’une étape. L’inclusion des personnes en situation de handicap est un engagement quotidien qui nécessite de la vigilance, de l’écoute et une volonté d’amélioration continue. Chacun de nous a un rôle à jouer pour faire de notre entreprise un lieu où tout le monde peut s’épanouir, quelles que soient ses singularités.